Je viens de sortir de la pizzeria dans laquelle j'ai dîné et bouquiné. Je marche, en parfaite touriste, prends quelques photos. J'ai reçu un coup de fil que je n'ai pas eu le temps de décrocher. Numéro inconnu. Et puis, la voiture qui m'a déposée passe dans l'autre sens et il s'arrête au milieu de la route ! Le grand patron est venu me chercher pour m'éviter la nuit et la pluie ! Je lui dis d'abord que mon retour se passe bien, mais je ne peux pas dire non au grand chef alors qu'il est venu me chercher, laissant sa famille le temps de la course. Je monte donc avec lui et il me ramène jusqu'à l'hôtel. Puis il réfléchit, et il se dépose devant sa maison. Il me fait essayer la voiture qui est une automatique afin de vérifier que tout ira bien, puis il me la laisse. "Je ne savais qu'une jeune femme était ici toute seule." "Il lui faut une voiture pour avoir de l'autonomie" ou quelquechose comme cela.

Lorsqu'il descend, je suis émue. Après ce week-end qui a connu le balai des âmes perdues et d'autres moments plutôt solitaires, à des milliers de kilomètres de chez moi, il y a encore quelqu'un qui pense à moi dans la périphérie géographique où je me trouve (pas seulement les proches qui sont à la maison). Et pas n'importe qui. Nous en reparlerons, mais mon estime qui était déjà importante pour cet homme de par son "empire" qu'il a construit, prend une orientation différente sur ses qualités humaines.